Par Ciryle Coplan | mai 17, 2013 - 6:13 - Classé dans Articles

Bonjour à tous pour ce mois de Mai. Alors pour cette rubrique aux couleurs expérimentales, je vous propose deux musiques synchronisées à l’image.
En fait, j’ai participé au concours Audi Talents Awards. Ayant eu la réponse du jury dernièrement, je vous propose ce travail en écoute. La réponse étant négative, je tenterai de faire mieux l’année prochaine en travaillant le sujet plus en profondeur. Ceci, afin de proposer une création plus en adéquation avec ce genre d’exercice quand même assez délicat. Il est vrai, que j’ai un peu poussé sur la musique avec peu d’émotion… En fait, il ne faut pas penser en musique mais en image donc éviter systématiquement d’en mettre sur la totalité du film. Le tout est de participer alors rendez-vous pour de nouvelles aventures musicales et surtout à bientôt.

Attendre un peu pour le téléchargement des deux vidéos format QuickTime de meilleure qualité après actionnement du play au milieux de la fenêtre (environ plus de 3 minutes selon de débit internet)

Voici les deux musiques que j’ai composé pour Audi talents awards.

La première vidéo est relative au film institutionnel audi de 2’10″ intitulé “Symbiosys”. La version originale est assez dépouillée et les sons se font crescendo (voix et orchestre genre orchestral) mais pas sur la totalité du film.
Voici ma version qui elle couvre la totalité du film. Cependant, j’ai choisi malgré le côté très pointu (technologiquement parlant) une musique assez détachée du contexte mais néanmoins synchronisée.
http://c.coplan.free.fr/Symbiosys.mp4
Voici maintenant la version originale du film Audi. (Attention le volume est plus fort)
Image de prévisualisation YouTube
Pour le spot pub, ce dernier s’intitule “Millimetre” et dure 1’32″. Sur la version originale quasiment pas de musique mais des sons et quelques notes.
Encore une fois, j’ai choisi de mettre de la musique sur la totalité mais avec un son assez “technologique” accompagnée de guitares “distorsionnées”.
http://c.coplan.free.fr/Millimetre2.mp4
Voici la version originale du spot Audi. (Attention le volume est plus fort)
Image de prévisualisation YouTube

Ciryle Coplan.

Par Ciryle Coplan | avril 14, 2013 - 9:33 - Classé dans Articles

Nous voici déjà au milieu du mois d’Avril. Il est vrai que je n’avais plus proposé d’exercice de musique de film dans le rubrique “Musique de film: un autre regard”. Pour mettre à jour ce retard, j’ai choisi de composer un nouvel exercice sur un film de Jeffrey Jacob Abrams produit par Steven Spielberg. On reconnait là d’ailleurs, beaucoup de sa patte. La musique originale à été composée par Michael Giacchino. Ce film s’intitule “SUPER 8″ et relate une histoire de monstre venu de l’espace.
Pour cet exercice, j’ai décidé de composer que de la musique pour accompagner ces images. En effet, parfois de simples notes de musique suffisent à dégager certaines émotions. J’ai effectué aussi cet exercice avec d’autres compositeurs célèbres et enfin, je l’ai également fait sur un autre long métrage.

SUPER 8 et un film de Jeffrey Jacob Abrams produit par Steven Spielberg.
http://c.coplan.free.fr/super8.flv

Bien entendu, cet exemple n’est pas une bande annonce et encore moins le résumé du film. Ce n’est et vous l’aurez compris, qu’un exercice faisant comprendre que la musique peut donner aussi aux images un langage complémentaire sans dialogue. Néanmoins, toutes les musiques ne peuvent pas intégrer ce type de long métrage.

Titre: Strange. Compositeur: Ciryle Coplan. Musique déclarée SACEM.

A cet effet, je peux vous montrer également mais avec d’autres compositeurs que la musique seule a un rôle primordial dans un film. Pour se faire, j’ai utilisé les titres suivants sur les mêmes images vues précédemment; avec dans l’ordre pour enchaînements:

- Watch the world burn – the dark knight de Hanz Zimmer et James Newton howard.
- Where do we go fro de Hanz Zimmer.
- Harvey two face -the dark knight de Hanz Zimmer et James Newton Howard.
- Peal harbor de Hanz Zimmer.
- Bruce spies falcone de Hanz Zimmer.

http://c.coplan.free.fr/super8b.flv

Là encore tous cela est expérimental concernant le montage musical des musiques de Hanz et James. Néanmoins, on sent le grand travail et le talent de ces deux compositeurs. On peut dire que la musique s’exprime comme une évidence mais ces compositeurs ne sont pas là par hasard!

Enfin, je tiens à dire que la musique originale de Michael Giacchino, reste bien entendu celle qui convient à la commande du film de Jeffrey Jacob Abrams. Je rappelle que tous cela relève de l’exercice et de l’appréciation. Voir le lien concernant cet autre compositeur formidable qu’est Michael Giacchino.

Autre exemple de film avec Sherlock Holmes de Guy Ritchie.

Voici une dernière vidéo avec la même musique que j’ai composé sur Super 8. En effet, j’ai repris le même thème sur des images montées, mais j’ai intégré cette fois-ci, quelques ambiances sonores du films sans la musique de Hanz Zimmer. D’ailleurs, la diversité de la musique de Hanz, sur ce long métrage, confirme le talent de ce Monsieur; il y a de la musique quasiment tout le long du film…
http://c.coplan.free.fr/holmes.flv

Par conséquent, on peut dire que la musique peut à elle seule donner un impact sur des images. Vous pouvez trouver un thème et l’intégrer sur un montage. Cependant, d’une part, toutes les musiques ne collent pas sur certains montages mais en plus les musiques d’aujourd’hui sont très formatées. En effet, la musique reste des notes mais celles-ci s’accompagnent d’ambiances sonores de percussions percutantes de basses vibrantes et d’effets sonores diverses et compliqués.
Le compositeur doit tenir compte de tous cela dans les thèmes qu’il développe car la post-production notamment Américaine, impose une sorte de standard du sons surtout sur les grosses productions. Le spectateur doit sentir le grand spectacle dans les images, le son, la musique, le montage, les effets spéciaux etc… L’acteur n’est pas le seul à jouer, l’apparence et le paraitre, est l’essence même d’un film; il l’intègre donc, tous les corps de métier liés à sa construction. Il faut en mettre pleins la vue en lésinant pas sur la poudre au yeux…

Pour finir, je voudrais vous faire écouter une musique qui m’a donné l’envie de composer de la musique de film. Dans les années soixante-dix, il y avait beaucoup de feuilletons à la télévision avec de bons acteurs ainsi que d’excellents réalisateurs (à l’époque, la télévision prenait son temps pour les tournages). Le feuilleton en question s’appelait « L’ile mystérieuse » d’un roman de Jules Verne. La version dont je vous parle et celle avec l’acteur Omar Sharif et date de 1973. Le compositeur lui est Italien et ce dernier se nomme Gianni Ferrio ( pour information ce dernier a notamment composé la musique “Paroles et paroles” chantée par Dalida et Alain Delon. La Composition ci-dessous à toutes les composantes des musiques futures à 1973, notamment dans la seconde partie du morceau avec des passages très subtiles au niveau de l’harmonie et de petites notes glissées ci et là. La mélodie est superbe et le mystère qu’elle évoque est en adéquation avec le thème. Bref, lorsque je l’ai écouté pour la première fois, cela m’a donné des frissons. Aujourd’hui, après des années, elle me fait toujours autant d’effets après écoute; une pure merveille!!!

Ciryle Coplan.

Par Ciryle Coplan | mars 9, 2013 - 2:42 - Classé dans Articles

Pour ce mois de Mars, voici un article sur l’oreille et son fonctionnement. Nous les musiciens et particulièrement nos oreilles, sommes en contact permanent avec des sons plus ou moins forts; mais surtout nous sollicitons nos oreilles au quotidien. Pour prendre en compte certains éléments qui captent les sons, voici comment nos oreilles sont sollicitées. Peut-être que vous écouterez les sons avec une autre approche?

les sons qui parviennent à l’oreille sont analysés dans l’oreille moyenne et dans l’oreille interne. Les vibrations arrivent au tympan qui les transmet à la chaîne des osselets. La pression des osselets sur la fenêtre ovale code une première fois le message sonore. Les mouvements de la membrane obturant la fenêtre ovale provoquent un courant de péri lymphe dans la rampe vestibulaire; ce courant fait vibrer la membrane basilaire créant une excitation des cellules auditives de l’organe de Corti, et l’émission d’un influx verveux qui se propage le long des fibres du nerf auditif. les vibrations de la membrane basilaire varient en fonction de l’intensité et de la hauteur du son.

L’oreille externe.

L’oreille externe se compose du pavillon, du conduit auditif externe, et se termine par le tympan, membrane élastique fine possédant des glandes qui fabriquent la cire auriculaire ou cérumen.

L’oreille moyenne.

L’oreille moyenne, au caisse du tympan, est une petite cavité pleine d’air qui contient une chaîne de trois osselets soudés: le marteau, appuyé contre le tympan, l’enclume et l’étrier. La caisse du tympan communique avec le pharynx par la trompe d’Eustache, et se prolonge dans l’épaisseur de l’os temporal par de nombreuse cavités minuscules contenant les cellules mastoïdiennes.

L’oreille interne.

L’oreille interne est beaucoup plus complexe. Elle est séparée de l’oreille moyenne par deux fenêtres; la fenêtre ovale sur laquelle s’appuie l’étrier et la fenêtre ronde. En raison de sa forme, l’oreille interne à reçu le nom de labyrinthe.

- La fenêtre ovale s’ouvre sur le vestibule qui se poursuit, d’une part, par l’appareil vestibulaire avec ses trois canaux semi-circulaires situés dans trois plans différents et responsables de l’équilibration, et, d’autre part, par la rompe vestibulaire contenant un liquide, la périlymphe, et le canal cochléaire contenant l’endolymple.

- la fenêtre ronde débouche sur la rampe tympanique. Les rampes tympanique et le canal cochléaire forment le limaçon qui fait deux trous et demi autour d’un axe creux: la columelle. Le canal cochléaire est séparé de la rampe vestibulaire par la membrane de Ressner, et de la rampe tympanique par la membrane basilaire. Les deux rampes vestibulaire et tympanique se rejoignent au sommet de la columelle, ce qui permet un courant de périlymphe: un courant montant par la rampe vestibulaire, un courant descendant, par la rampe tympanique. La columelle contient les fibres nerveuses auditives qui rejoignent les nerfs vestibulaire et cochléaire pour former le nerf auditivo-vestibulaire ou nerf VIII.
Le récepteur auditif, ou organe de Corti est formé par un renflement de la membrane tectoriale. De ces quatre cellules ciliées partent les dendrites de neurones dont le corps cellulaire est situé dans un ganglion dit spiral, car on trouve toute une série de ganglions identiques le long de la columelle.
Les axones de ces neurones constituent le nerf auditif.

Pour schématiser les propos ci-dessus rien de tel qu’une vidéo.

http://www.dailymotion.com/videoxrcrdf

L’oreille est une merveille de la nature. Elle permet de transformer une onde sonore pour que le cerveau l’analyse afin de lui donner une signification.
La physique, l’anatomie et la physiologie nous a permis de comprendre son fonctionnement. Toute anomalie à un endroit quelconque de la « chaîne auditive » sera responsable d’une hypoacousie ou d’une surdité. La localisation des troubles est mise en évidence grâce aux explorations fonctionnelles qui permettront par ailleurs de définir son type, son degré afin d’adopter la stratégie thérapeutique la mieux adaptée. Les traitements peuvent être, selon le cas, médicaux ou chirurgicaux, mais le plus souvent prothétique.
Les statistiques montrent une augmentation inquiétante de la fréquence de la surdité, essentiellement liée au bruits, d’où l’importance de la prévention.

Troubles de l’oreille

1 La surdité

Mono ou bilatérale, partielle ou totale, la surdité a deux causes possibles.

a/ Surdité de transmission

Elle est liée à un problème de transmission des vibrations sonores vers l’oreille interne. Dans ce cas, la conduction osseuse d’un son reste normale, mais la conduction aérienne est affectée. Il s’agit soit d’une obstruction du conduit auditif par un bouchon de cérumen, soit d’une perte de souplesse dans l’articulation des osselets, due au vieillissement, soit encore d’une infection de l’oreille moyenne. Un perte d’audition est souvent liée, surtout chez l’enfant, à une otite moyenne séreuse. Cet épanchement de sérosité dans la caisse du tympan provient soit de l’obstruction de la trompe d’Eustache, soit d’une infection de l’oreille moyenne consécutive à une rhinopharyngite. Il faut alors se moucher fréquemment et recourir à des gouttes nasales. Si le tympan est soumis à une forte pression de liquide séreux, il faut l’inciser, s’il n’est du moins pas déjà déchiré. La membrane tympanique, qui peut être aussi perforée accidentellement suite à une variation brutale de pression (explosion, aviateurs, plongeurs, etc) régénère spontanément. A côté des écoulements séreux ou purulents, un écoulement sanguin au niveau du conduit auditif peut révéler une commotion cérébrale. En cas de détérioration irréversible des organes de transmission sonore, une prothèse permet d’amplifier les sons.

b/ Surdité de perception

Dans ce cas, les conductions osseuse et aérienne sont également diminuées. Il s’agit d’une atteinte des nerfs des voies auditives centrales ou de la cochlée: le plus souvent une dégradation ou une destruction des cellules sensorielles ciliées. Si un seul groupe de cellules est détruit, la surdité ne concerne qu’une tonalité. Par exemple, un ouvrier travaillant le métal ne percevra plus les sons qui, par une excitation abusive continuelle, ont détruit certaines cellules ciliées.

2 Les acouphènes

Les acouphènes sont des sensations auditives pathologiques perçues en absence de tout stimulus externe. Ce sont des bourdonnements (continus et graves), des claquements (brefs et sans tonalité bien définie), des tintements (continus ou intermittents, de tonalité moyenne) et des sifflements (continus ou intermittents, de tonalité aiguë). Ils sont dus à des mouvements internes des parties de l’oreille, à des souffles vasculaires, ont une origine réflexe ou psychique, ou encore relèvent d’une intoxication à l’aspirine, à la quinine, à la streptomycine, au plomb, etc.

3 Le vertige

Le vertige est une sensation erronée de déplacement, de rotation des objets environnants dans un plan de l’espace. Il se manifeste par des troubles de l’équilibre et des troubles oculaires avec mouvement conjugué des deux yeux (nystagmus). Le plus souvent, le vertige résulte d’une affection du labyrinthe, infectieuse ou non. Il est accompagné de nausées et de vomissements, symptômes traduisant aussi une stimulation exagérée des organes de l’équilibre (mal de mer, mal de voiture, etc.).

Voir également ce site internet intitulé Médecine des arts qui en dit long sur les effets de certains médicaments sur l’oreille.

Enfin, ce document en PDF à découvrir fort intéressant sur la protection de l’ouïe chez le musicien et notamment sur les acouphènes. Format PDF.


Contenu du fichier PDF.


Ciryle coplan.

Par Ciryle Coplan | février 4, 2013 - 6:38 - Classé dans Articles

Un peu de précision sur l’acoustique ne peut faire de mal à personne. Alors pour ce mois de février, voici un petit article sur le sujet. Pour se faire, nous allons découper cet article en deux parties avec d’une part, l’aspect physiologique et d’autre part, l’aspect matériel du son puisque l’un ne va pas sans l’autre.

L’air est le principal véhicule du son. Ce dernier se propage à une vitesse de 340 mètres par seconde. Dans l’eau le son se propage plus vite avec 1425M/s et encore plus dans les solides. Pour la propagation du son dans l’air celle ci varie en fonction de la température, de l’environnement et celui qui interprète l’ensemble.

1/ Aspect physiologique.

Un enfant, entend de 15 à 20000 Hz
Un adulte de 15 à 15000 Hz
Un vieillard de 15 à 12000 Hz
Par conséquent, l’audition baisse au fil du temps dans les aigus. Au dessus de 20000Hz, nous entrons dans les ultra-sons et en dessus de 15 Hz ce sont des infra-sons.
L’hiver, les sons nous paraissent bien souvent plus clairs, et leur portée est plus grande. Par contre l’été lorsque le temps est lourd, les sons nous semblent étouffés.

Différence de perception de hauteur et d’intensité.

Le pouvoir séparateur de l’oreille est extraordinaire dans le cas de la hauteur d’un son , qualité primordiale en musique. Entre 500 et 4000 Hz la plus nette variation perçue est de 3%, ce qui équivaut à 3 Hz. elle diffère dans les fréquences graves et aigus où la variation perçue peut atteindre 10%. La sensation de hauteur varie avec l’intensité. En effet, en faisant varier L’intensité d’un son sans toucher à la fréquence, l’auditeur percevait une très nette variation de la sensation de hauteur. Les sons super aigus montent quand on augmente l’intensité, par contre les sons graves baissent.

Pour un homme nerveux le temps passera plus vite que pour un calme. la différence entre le temps physique et le temps psychologique peut être importante. Si le temps physique est d’une seconde pendant laquelle il écoute un son de 50 Hz, s’il est calme le temps semble plus long. il perçoit un son de 54 Hz; s’il est nerveux le temps semble plus court, il perçoit alors un son de 47 Hz. Un orchestre symphonique pendant les passages dramatiques semble jouer plus haut et inversement dans les passages calmes. Ceci n’est qu’une impression psychologique.

Effet de masque.

Dans l’existence il est rare de percevoir un son seul. Les fréquences graves comprissent entre 300 et 600 Hz sont les plus masquantes. Elles masquent plus facilement les fréquences aiguës que celles-ci ne masquent les graves. Les fréquences supérieures à 2000 Hz ont un effet de masque très faible. Les fréquences aiguës à faible niveau ont un effet masquant supérieur à celui des fréquences graves de même niveau. les fréquences supérieures à la fréquence masquante sont plus facilement masquées que les fréquences inférieures. Le niveau de masque augmente avec le niveau du son masquant, lorsque le premier son masqué n’est plus entendu l’effet de masque est total.

2/ Aspect matériel du son.

Le son rencontre rapidement des obstacles tels que le vent ; le plafond, les murs, le sol et les objets présents dans une salle. Selon la nature des matériaux constituant ces obstacles, l’énergie acoustique est absorbée ou réfléchie. Par exemple, en cas de vent, lorsque ce dernier souffle dans le sens du son, les ondes sonores seront perçues bien plus loin. Mais le vent, est ralenti au voisinage du sol, ce qui entraîne une déformation des ondes sonores rabattues vers le terrain. Dans le cas où le vent souffle dans le sens inverse des ondes sonores, le son remonte vers le ciel.
Lorsqu’un son rencontre un obstacle rigide et lisse, ce dernier est réfléchi comme la lumière l’est par un miroir. La loi fondamentale de la réflexion des sons est à peu près le même qu’en optique : l’angle d’incidence est égale à l’angle de réflexion. Cet obstacle réfléchissant peut être considéré comme une seconde source sonore émettant le même son dans une direction relative à sa position par rapport à l’onde sonore originale.
Le type de réflexion bien connu et que tout le monde connait ce nomme « ÉCHO ». Si un obstacle se trouve à 170 m de la source nous percevons 1 seconde plus tard le même son légèrement affaibli. Il faut savoir que l’oreille ne peut séparer deux sons si l’intervalle de perception est inférieur à 1/17ème de seconde.
Pour la réverbération c’est autre chose car la prolongation du son variera suivant l’architecture et le volume de la salle où est émis le son d’origine. Pour W. Sabine, le temps de réverbération d’une salle se définie par le temps nécessaire à l’énergie sonore pour décroître de 60 dB par rapport à sa valeur initiale.


Si un son rencontre un obstacle réfléchissant tel qu’un mur lisse, nous avons vu qu’il était presque entièrement réfléchi. Dans le cas d’une surface plane, la réflexion se fait avec un angle d’incidence égale à l’angle de réflexion. Si une salle présente une configuration très irrégulière comme par exemple des colonnes, des corniches ou autres éléments de décorations, permettant de réfléchir le son dans toutes les directions, cela devient une qualité pour la diffusion de la musique. Dans le cas d’une surface de réflexion courbe, l’angle de réflexion est égal à l’angle d’incidence. L’angle d’incidence est celui formé par l’onde directe et la tangente du point d’incidence.
Dans le cas d’une paroi concave nous avons focalisation du son. Cette propriété peut être plus ou moins désirable suivant les cas, dans certaines salles cela pose des problèmes. Il est prudent de se méfier, dans le cas de prise de son en studio de télévision, de certaines focalisation dues au courbes du « cyclo » (paroi généralement en contre-plaqué, servant de limite visuelle au plateau de tournage d’un studio de télévision).
Enfin, il y a la réfraction et la diffraction des ondes acoustiques. La réfraction se manifeste lorsque les ondes sonores rencontrent un mur pas très épais. Dans ce cas, elles le pénètrent et subissent une modification de sa trajectoire. Pour la diffraction, les ondes sonores passent par exemple dans un trou dans un mur et déclenchent alors une nouvelle source sonore. En sortant de ce trou, les ondes se propagent sphériquement autour du trou et rayonnent dans toute la pièce.

Bien sur cet article ne développe pas les aspects complémentaires tels que par exemple l’oreille et son fonctionnement, les sensations auditives, la perception de l’espace sonore et l’écoute intelligente etc… Nous verrons ces aspects dans d’autres articles avec notamment pour bientôt, l’oreille qui est fort intéressant.

Par ailleurs, vous pouvez consulter ce blog qui donne de bons conseils en matière d’acoustique au sujet de son home studio par exemple. Le chant du signe de Xavier Collet donne de bonnes informations sur le sujet. D’ailleurs, vous trouverez également sur ce blog d’autres informations judicieuses.
En plus, encore ce site notamment consacré à l’acoustique.

Ciryle coplan.

Par Ciryle Coplan | janvier 7, 2013 - 9:16 - Classé dans Articles

Pour ce tout début d’année 2013, je vous laisse écouter un compositeur de musique de film. Celui-ci est en fait l’un des fondateurs de l’UCMF qu’il présida pendant les premières années au moment de sa création il y a 10 ans. Grédo Casadesus, et l’un des compositeurs dont j’apprécie particulièrement la musique. Écoutez ce faiseur de notes au micro qui dépeint la profession d’une manière vraie et intéressante.

Extrait de la vidéo.

Pour avoir plus de détails écrits sur cette masterclass, voici une page que vous retrouvez sur le site internet de l’artiste. Lien Gréco Casadesus. Cette description détaillée nous fait découvrir le parcours de l’artiste ainsi que sa vision de la profession.

Lien UCMF.

J’apprécie particulièrement cette citation du compositeur:

“Être artiste, ce n’est pas un métier. C’est un état, c’est être une relation entre ce que l’on reçoit et ce que l’on va donner.”

Ciryle Coplan.

Par Ciryle Coplan | janvier 2, 2013 - 5:49 - Classé dans Articles

Nous voilà devant une nouvelle année. Celle-ci porte les chiffres 2013. Cette année parait-il est celle d’un changement majeur par l’entrée dans une nouvelle ère; car c’est un cas dans l’histoire. J’espère que ce nouvel “air” sera bénéfique pour vous et qu’il vous apportera l’oxygène nécessaire à tous vos projets.

Pour ma part, je vous souhaite une excellente et bonne année 2013.

Bonne année 2013

Ciryle Coplan.

Par Ciryle Coplan | décembre 22, 2012 - 5:15 - Classé dans Articles

Depuis fort longtemps je voulais faire un article sur Michel Magne. Cet homme que je connaissais pas à quelque chose qui me parle et qui a bercé mon inconscient musical en matière de musique de film. En effet, je fais partie de cette génération qui a connu les années 70.
Disparu depuis fin 1984, ce compositeur de musiques de films était une référence en la matière. Ce dernier a écrit plus de 110 bandes originales de films allant de “Angélique”, à “Fantômas” en passant par “OSS 117″,”Mélodie en sous-sol”, “Les barbouzes”, “Les tontons flingueurs”, “Le repos du guerrier”, “Belle de jour”, “Le vice et la vertu”, “Compartiment tueurs”, “Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil” etc… Cela va du jazz, au rock à la pop, en passant par le classique.

Michel Magne, Françoise Sagan.

C’est dans sa propriété d’Hérouville (Val d’Oise), qui fonde en Novembre 1969, la Société d’Enregistrement Michel Magne, afin d’exploiter son 8 pistes (le standard de l’époque), baptisé à l’origine Strawberry Studio. Il est en quelque sorte le home studio sophistiqué de l’époque. Cet endroit très convivial loin de la ville, y accueille les musiciens qui vivent, mangent, dorment, et enregistrent, coupés du monde pendant des semaines. Cette révolution à l’époque contraste avec les studios classiques appartenant aux grandes maisons de disques.

Michel Magne et son livre: - L'amour de vivre -

De 1970 à 1972, le succès est énorme : Canned Heat, Bill Wyman, Elton John (trois albums de suite, dont un double, en deux ans !), Cat Stevens, Gong, Dashiell Hedayat, Gilli Smyth, Pink Floyd, Rod Stewart, Magma, Eddy Mitchell, Nino Ferrer, Pierre Vassiliu, Terry Riley, T-Rex, Alain Markusfeld, Claude Nougaro, Michel Polnareff, Danyel Gérard, Adamo, Gilbert Montagné, Joël Daydé, Zoo, Catherine Ribeiro, Jean-Christian Michel, Alice, Ergo Sum, Total Issue, Zabu, Uniweria Zekt, Catharsis, Jethro Tull, David Bowie… ont ce privilège d’enregistrer au Château d’Hérouville. D’ailleurs, un second studio 16 pistes, et une nouvelle salle de répétition font leur apparition.

Château d'Hérouville.


Cependant de gros problèmes de gestion et une reprise ratée du Château déclenchent en 1973, une procédure judiciaire qui débouchera sur une courte période d’inactivité. Ce dernier est néanmoins repris par Laurent Thibault, le 24 juin 1974. Cependant, la vente aux enchères des murs du Château à un promoteur immobilier en 1979, puis d’autres problèmes occasionnent la fermeture du studio d’Hérouville le 25 Juillet 1985. Cependant, d’autres artistes sont passés dans ce studio comme: Marvin Gaye, les Bee Gees, Fleetwood Mac, Iggy Pop, David Bowie, Marc Bolan, Charlélie Couture, Yves Simon, Transit Express, Saint-Preux, Patrick Coutin, Tom Novembre, Rainbow, Jacques Higelin, Magma…

Château d'Hérouville.


Entretemps, écœuré par toutes ces péripéties judiciaires Michel Magne, part s’exiler dans le Sud puis revient sur Paris avec difficulté car son statut de compositeur de musique de film ne peut égaler la période faste des années 60. L’irréparable survient le 19 décembre 1984, ou Michel se donne la mort dans sa chambre d’hôtel à Pontoise non loin de son studio mythique d’Hérouville.

Michel Magne a écrit son autobiographie dans un livre paru en 1980, “L’Amour de Vivre”. De plus, un documentaire a été réalisé par Jean Yves Guillieux, dans lequel ce dernier trace un portrait réaliste de Michel Magne (voir ci-dessous).

Je vous laisse en prime quelques liens et documents sur ce compositeur légendaire. Prochainement je rendrais également hommage à François de Roubaix, qui lui aussi a marqué son époque.


Version Originale Château Hérouville par vonews


Voir également le site de Jean Yves Guillieux qui a réalisé un documentaire sur Michel Magne.
Voir également l’article fait sur le studio Davout sur ce blog. Studio Davout.

Voilà, je tenais à rendre un grand hommage à ce compositeur qui a bercé pendant une grande période de ma jeunesse une partie de mes repères musicaux. De plus, ce dernier est normand comme moi et nous avons en commun, d’autres petites choses mais que je garde pour moi…

Ciryle Coplan.

Par Ciryle Coplan | décembre 10, 2012 - 9:55 - Classé dans Articles

Il y a plus de 60 ans, cette petite histoire est venue alimenter la presse de l’époque. Dans un cargo anglais, un marin s’introduisit par inadvertance (ou attiré par une cargaison de vin de Madère) dans la chambre froide d’un porte conteneurs. Par mégarde la porte se referme et ce dernier reste enfermé dans la pièce réfrigérée. Le prisonnier prit au piège frappe à la porte, crie mais rien ni personne ne le libère. Pourtant malgré la nourriture abondante à l’intérieur de la pièce, le personnage sait qu’il ne pourra tenir sous une température basse. Cependant, pendant son temps de captivité, il trouve le moyen de graver sur les parois l’histoire de son calvaire. Il décrit les effets du froid dévastateur sur son corps à l’agonie. Lorsque le bateau jette l’ancre au Portugal, les marins découvrent le prisonnier mort de ses souffrances ainsi que la trace écrite de son récit dramatique.
Le plus incroyable dans cette macabre affaire, c’est que le capitaine du bateau avait relevé que la température c’était stabilisée à 19°C. En fait, la réfrigération n’avait pas été activée durant le trajet de retour. L’homme avait par le pouvoir de sa pensée succombé par croyance mortelle au froid fruit de son imagination.

Le pouvoir de l’imagination peut dans ce cas transporter une personne sur un tapis volant lui permettant de franchir les montagnes et les obstacles. Le compositeur de musique de film à ce besoin de croire que sa musique va permettre de transcender le film par son apport sonore et musical. la croyance est nécessaire pour raconter cette histoire de notes en adéquation avec les images du film. Le tout est de ne pas prendre ce travail à la légère car si le compositeur pense que la froideur d’un réalisateur peut congeler sa création lui doit demeurer dans son objectif de pensée, c’est-à-dire rester au service du film.
Cependant, parfois la musique est refusée et le compositeur doit rester seul dans sa croyance et ses objectifs.

Gabriel Yared.

Beaucoup de compositeurs même célèbres ont un jour affrontés cette épreuve et cela leurs donnent encore plus de valeurs artistiques.

Ciryle Coplan.

Par Ciryle Coplan | décembre 2, 2012 - 11:16 - Classé dans Articles

Bonjour à tous,

Pour ce mois de décembre qui s’annonce enrichi de fêtes et de surprises, voici une version revue et corrigée de la rubrique: “Musique de film: un autre regard”.
Je vous avais fait part il y a déjà quelques semaines, de l’existence d’un concours de musique de film orchestré par l’UCMF, pour son dixième anniversaire. Voir le lien: Concours.

Concours de composition organisé par l'UCMF.


Comme je compose des musiques sous forme d’exercice sur ce blog depuis maintenant environ 1 an, je me suis dis que je pouvais peut être participer à ce concours via Dailymotion, mais aussi vous en faire partager la musique que j’ai proposé, en tant que nouvel essai.

Alors, comme ce petit film m’inspirait une espèce de crescendo agrémenté de cordes sous tension (violons, contrebasse, violoncelles) saupoudré d’une certaine mélancolie (clarinette, flûte, hautbois) et pimenté de destination (crescendo cuivré et poivré) finissant sur un “End” en détente, voici ma version Austerlitz/La Rapée de Julie Bertuccelli.

Rame de Ciryle Coplan.


Rame par C-Coplan

Écoute de la musique originale.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Titre: Rame. Musique de Ciryle Coplan. Musique déclarée SACEM.

Ciryle Coplan.

Par Ciryle Coplan | novembre 26, 2012 - 7:24 - Classé dans Articles

Voici de nouvelles répliques du cinéma. Comme convenu, je réponds à celles publiées au mois de Septembre avec bien évidemment de nouvelles pour le mois de Novembre.

1 – Que la force soit avec toi!
Réponse: La guerre des étoiles de George Lucas. 1977 à 2006.

2 – J’aime l’odeur du napalm au petit matin.
Réponse: Apocalysme now de Fransis Ford Coppola. 1979.

3 – Tu es belle, Héléna, si belle que te regarder est une souffrance.
Réponse: Le dernier métro de Francois Truffaut. 1980.

4 – Salauds de pauvres!
Réponse: La traverssé de Paris de Claude Autant-Lara. 1956.

5 – Victor, nettoyeur
Réponse: Nikita de Luc Besson. 1990.

Cette image est tirée de l'une des répliques ci-dessous.

Nouvelles répliques:

1 – Un petit quidam, ça ne fait pas de vague… Tu tues une baleine, t’auras les écolos, t’auras Greenpeace, t’auras le commandant Cousteau sur le dos ! Mais décime un banc de sardines, j’aime autant te dire qu’on t’aidera à les mettre en boîtes !

2 – Un intégriste, c’est quelqu’un qui veut que tout le monde pense comme lui. C’est comme un daltonien qui voudrait te convaincre que le monde est rouge parce que, pour lui, le rouge, effectivement, il est vert. Et c’est même encore pire, parce que les daltoniens, ils voient tout en gris!

3 – Ça sent le fraude fiscale. A quoi tu sens ça ? A l’épaisseur de la moquette.

4 – Comment, Salomon, vous êtes juif ? Et mon oncle Jacob qui arrive de New York, il est rabbin. Mais il n’est pas juif… Ah ! Si ! Pas toute votre famille ? Si. Écoutez, ça fait rien. Je vous garde quand même!

5 – C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de cinquante étages. Au fur et à mesure de sa chute, le mec se répète sans cesse pour se rassurer : jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien.

A bientôt pour de nouvelles répliques sur ce blog.

Ciryle Coplan.