Par Ciryle Coplan | mai 8, 2012 - 3:05 - Classé dans Articles

Pour trouver une idée de musique de film il faut d’abord songer à la thématique et à ses variantes puis aux divers développements. S’assoir sur une chaise dotée de deux accoudoirs. Prendre une assiette à soupe ou une casserole ainsi qu’une cuillère (petite ou grande selon que votre degrés de sommeil est profond). poser l’assiette ou la casserole tournée vers le sol. Tenir mollement la cuillère par le bout du manche entre le pouce et le majeur au-dessus de l’assiette (ou casserole). Commencer à s’endormir en pensant à la chose que l’on veut résoudre ou trouver. Lorsque la cuillère tombe sur l’objet placé sur le sol et vous réveille brutalement, le problème est résolu. Un début de solution est probablement trouvé.
Je sais cela reste une image un peu drôle et fantaisiste . Mais cette méthode est inspirée du grand Salvador Dali, lui même inspiré des moines d’un monastère Cistercien.

Moine Cistercien (à gauche)

Moine Cistercien, un Franciscain, un Chartreux, et un dominicain

Salvador Dali (peinture intitulée: Sleep)

Cliquer sur l'image

En dehors de ces astuces un peu rocambolesques, la matière musicale audiovisuelle ne s’invente pas. Pour comprendre, il faut d’abord regarder ou écouter ce que le passé de certains compositeurs nous révèle. Ce voyage initiatique va nous faire découvrir et traverser des paysages anciens mais aussi des choses qui n’ont toujours pas été dépassées aujourd’hui. Par conséquent, ne vous inquiétez pas car le plus beau reste à faire. Cependant, attention! la musique révèle pour certains une conception instinctive et pour d’autres une science exacte. Pour les uns, je dirais de se servir des outils comme repères et pour les autres de s’éloigner de l’exactitude pour emprunter des chemins moins mathématiques. Mais, malheureusement pour tous le monde, il faut faire avec les deux. La musique liée à l’image fonctionne dans une sorte de polyphonie. Par conséquent, il y a plusieurs facteurs qui rentrent en jeu et n’agissent qu’entre eux. Le “deux” et le chiffre du départ mais peu aller au-delà. La musique de film, n’est pas le “un” de la chanson ou de l’instrumental sauf quand l’auteur ou le compositeur ont écrit dans leur imaginaire; dans ce cas, cela peut parfois fonctionner.

Ciryle Coplan.

Par Ciryle Coplan | mai 1, 2012 - 10:21 - Classé dans Articles

Aujourd’hui, je m’attaque à de grosses guitares distorsionnées. Peut être un petit clin d’œil à Pink floyd, qui vraiment était très très en avance sur leur temps. Pour ce faire, j’ai choisi un long métrage que l’on trouve dans des festivals qui animent le cinéma de manière discrète. En effet, pour faire ses preuves il faut pouvoir présenter ses films quelque part? Pour ma part, j’ai trouvé celui là sur un site internet ou l’on présente ce genre de film: Court métrage.

Le film d’aujourd’hui, concerne un long métrage intitulé: Code blue, présenté en compétition officielle lors de la quinzaine des réalisateur 2011. La réalisatrice se nome: Urszula Autoniak, et la musique est signée: Ethan Rose. Voir ce lien: Ethan Rose.

http://www.c.coplan.free.fr/codeblue.flv

Timbres instrumentaux: Guitares électriques, Guitare acoustique, basse électrique, drums (grosse caisse, caisse claire, toms 1 et 2, charlet, cymballes), Violons et Altos, VST Sower, VST Revolta, VST Sakura, VST toxic.
Titre: Spleen. Musique de ciryle Coplan. Musique déclarée SACEM.

Peu de travail concernant la refonte de la bande son originale car cette fois ci, il n’y a pratiquement pas de musique originale sur cet extrait; juste un bruitage psychédélique; le pied!!!

Par ailleurs, mais toujours dans le domaine de la distorsion guitare; voici un lien concernant une vidéo qui lie guitare façon Hendrix et Pologne: Thanks Jimi Festival – Guinness Guitar Record.
Un joli hommage à ce guitariste surdoué et à sa chose cordée qui a révolutionné la musique rock.

Ciryle Coplan.

Par Ciryle Coplan | avril 25, 2012 - 7:25 - Classé dans Articles

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une cérémonie qui récompense les grands noms du milieu artistique. les prix sont décernés dans le cadres des Rencontres Internationales du cinéma de patrimoine de Vincennes.
Ces rencontres ont été créées en 2006, dans ce berceau du cinéma qui a accueilli entre autre Charles Pathé, Max Linder ou encore Méliès.
Cette cérémonie décerne chaque année les Prix Henri-Langlois, qui récompensent des techniciens, comédiens, réalisateurs, fondations et cinémathèques remarqués, pour leur contribution à la connaissance et à la transmission du patrimoine cinématographique.

Lors de cette cérémonie a été récompensé un grand nom de la musique de film. Ce dernier est à l’origine d’une association bien connue portant les initiales: U.C.M.F. Je veux bien entendu parler de Gréco Casadesus.
Gréco, reçoit parmi quelques grands noms du Cinéma, le prestigieux prix Henri-Langlois. Je vous transmets un extrait de cette cérémonie relatif aux mots prononcés par le compositeur Gréco Casadesus.
Bien entendu, je vous laisse également un lien, permettant de visionner la totalité de la cérémonie qui dure deux heures et six minutes. Les intervenants compte parmi les lauréats des personnes comme Georges Lautner, Claude Lelouche et bien d’autres encore accompagnés à un moment de la cérémonie, d’un combat de cap et d’épée impressionnant.

Prix Henri-Langlois à l’égard de Gréco Casadesus compositeur de musique de film.
http://www.c.coplan.free.fr/grecocasadesus.flv
Je rends également à titre personnel, un grand hommage à Gréco, qui je dois dire est un homme charmant, discret et dont le talent et la maitrise musicale n’est plus à démontrer. Encore bravo Gréco, et surtout continuer à composer ces merveilleuses musiques dont vous avez le secret et que je me lasse jamais d’écouter.

Je vous laisse le lien concernant la 7ème cérémonie des Rencontres Internationales du cinéma de patrimoine de Vincennes: RICPV.
Liens: Gréco Casadesus et U.C.M.F.

Ciryle Coplan.

Par Ciryle Coplan | avril 18, 2012 - 6:32 - Classé dans Articles

Je sais que la plupart d’entre nous utilisons le plus souvent des banques de sons comme matière musicale. Cependant, avec du matériel et de la patience vous pouvez vous aussi enregistrer vos propres échantillons sonores et vous en servir comme banques personnelles. Pour aller dans ce sens quelque peu artisanal, je vais vous parler des micros qui restent l’outil indispensable pour vos futurs enregistrements. Bien sur, ce billet restera non exhaustif dans sa description et ferra l’objet d’un autre billet car le sujet reste vaste.

Les différents types de micros:

Il existe plusieurs types de micros: les électrodynamiques: les modèles à ruban et ceux à bobine. Les micros électrostatiques qui on besoin pour fonctionner d’une alimentation phantom (12 à 48V). Enfin, le micro à électret qui ressemble à l’électrostatique mais avec un mode de polarisation différent puisque ce mode conserve la polarisation définitivement.

Quelles sont leurs différences?:

Le micro électrodynamique:
- A – BOBINE: solidité, excellente qualité pour le reportage mais aussi parfois en studio pour la parole ou la musique. Micros plutôt réservés pour la scène.
- A – RUBAN: excellente qualité très utilisé en musique, par contre assez fragile, il craint les chocs et le vent.

Le micro électrostatique: Ce sont les meilleurs micros de studio. Cependant, ils sont onéreux, fragiles, craignent l’humidité et ont besoin d’une alimentation phantom. Ils ont pour vocation de rendre les fréquences aigus avec une certaine brillance.

Le micro à électret: ce dernier comporte des électrets en plastique métallisé polarisés électriquement. Le fonctionnement est analogue à celui des micros électrostatiques et ont à peu près les mêmes performances.

La directivité des micros:

Omnidirectionnel: le micro capte tout, quelle que soit son orientation par rapport à une source acoustique.

Cardioïde: le micro prend le son d’une seule direction, mais l’angle de couverture est large.

Hypercardioïde: le micro prend le son dans une seule direction avec un angle étroit.

Utiliser les micros en fonction des instruments à enregistrer:

- Voix:
° pour le dynamique, le rendement varie car plus on est près et plus il y a de graves (ex: Shure SM 58 ou Beta 58 A, Sennheiser E 855) . Plus on s’éloigne et plus le gains à la sortie tombera. Pour un son équilibré 10 à 15 cm est très bien.
° pour le statique, ne pas coller au micro (ex: AKG C 1000 S, Audio-tchnica ATM 33a, Shure SM 81,) . à partir de 15 cm vous récupérer la réverb naturelle de la pièce. Ne pas oublier de placer le filtre anti-implossive.

- Batterie:
° Pour la grosse caisse, il faut un micro qui encaisse des pressions fortes (ex: dynamique: Shure beta 52 ou Sennheiser E-602, Audio-technica ATM 25). Pour un kick précis placer le micro en face de la batte entre 10 à 20 cm. Pour un son acoustique placer le à 30 cm avec une inclinaison entre la batte et l’extérieur de la peau. Plus vous rapprochez le micro vers l’extérieur plus vous capterez des harmoniques.
° Pour le charley, il faut un électrostatique (ex: Shure SM 81, AKG C 391 B ou Audio-technica ATM 33a). Placer le micro en dessus en pointant perpendiculairement sur le charlet.
° Pour la caisse claire, il faut deux micros (électrostatiques) un en haut au niveau du cercle pointer vers le milieu (ex: Shure SM 57). Le second en bas en pointant tout droit sur la peau (ex: Shure SM 56).
° Pour les cymbales, il faut (ex: un statique: Shure SM 80). en position verticale à 20/30 cm au dessus de la cymbale. diverses variantes peuvent être testées.
° Pour les toms, il faut (ex: statique: Shure beta98) placé à 5/10 cm au dessus de la peau de frappe et à 3/5 cm du bord extérieur. Micro placé vers le bas à 45°.

- Basse: Généralement prise en direct en entrée line. Mais rien ne vous empêche d’installer un micro devant l’ampli (utiliser micro pour la grosse caisse par exemple)

- Guitare: De même branché en entrée line. Mais aussi avec deux micros l’un pointé devant le HP (ex: dynamique: Shure SM57) (pas au centre) et l’autre (ex: statique: Neumann U87) devant l’ampli en ambiance ou si l’ampli est ouvert (derrière) derrière avec une inversion de phase (en hauteur avec un angle vers le haut de 45°). Ce schéma des deux micros peut produire une bonne image stéréo. Pour l’acoustique pur, il faut placer un micro statique à 30 cm de l’instrument (Dynamique (ex: Sennheiser E 609) Statique (ex: Shure SM 81 ou Audio technica ATM 33a). En face de la rosace, vous récupérez des basses. Vers le manche le son sera aéré. Pour ne pas se tromper placer le micro entre la rosace et le sillet pour un son équilibré et riche. Pareil vous pouvez utiliser deux micros pour une image stéréo.

- Flûte: il faut un micro statique (ex: Shure SM 81 ou C 1000 B). Pour la flûte traversière, il faut placer le micro près de la bouche. Sinon placer le micro devant ou au dessus (il faut faire des essais).

- Piano: il faut prendre deux micros statiques qui prennent le son à environ à 25/30 cm au dessus des cordes. (ex: Neumann U87 et un Bruel & Kjaer 4003). L’angle des micros est d’environ 45° placés vers le haut et forment un angle divergent proche de 90° balayant ainsi l’ensemble des cordes. Pour l’ambiance encore deux micros (Bruel & kjaer 40003) à 80 cm au bord du piano à 1.50 m de hauteur, les micros placés vers le bas à 45° et formant un angle divergent de 90°.

- Accordéon: il faut (ex: un dynamique: Sennheiser E 609 ) pour la main gauche (basse) et (ex: dynamique: Shure Beta 57 ou un statique C 3000 B pour la main droite. Les micros à pinces sont très pratiques aussi car la main gauche bouge beaucoup ce qui a une influence considérable sur le son.

- Percus: (congas, bongos, timbales etc.) prise individuel à 15 cm de la peau (ex: un statique: Shure SM 57, un dynamique: Shure Beta 57, ou dynamique: Sennheiser M 421. On peut installer un ou deux micros d’ambiance en plus pour obtenir une réverb naturelle. Pour les accessoire à percussion prendre des micros statiques pour l’ambiance placés à 60 com de distance.

- Cordes: il faut (ex: statiques: Neumann U87, Oktava MC012, AKG C12, Sennheiser MKH 80). Le violon, l’alto ou le violoncelle sont des instruments à aborder de la même façon lorsque vous les enregistrez car ils produisent le son de la même manière. Pour le violon comme l’alto, on placera un micro au dessus de l’instrument à une distance pouvant varier de 30 à 60 cm, le micro pointant vers la zone d’attaque. On peut compléter l’enregistrement avec un second micro placé en dessous, à l’exact opposé du premier, en prenant bien soin évidemment d’inverser sa phase. Dans ce cas, vous gagnerez du corps et de la chaleur. Pour le violon choisir un sol qui réfléchit donc pas de tapis. Pour le violoncelle, de même mais placer le micro pointé devant l’instrument là où l’archet attaque les cordes.

- Cuivres:
° Pour trompette et trombone, il faut (ex: un dynamique: Sennheiser E 609 et pour le trombone (ex: dynamique: Shrure un beta 52). Le micro est placé tout droit à 30 cm devant l’instrument. Attention pour la trompette il faut atténuer les médiums agressifs (autour de 2kHz).
° pour le saxo (ténor et alto), il faut (ex: dynamique: Shrure un Beta 57 ou 58). Même placement du micro que la trompette et le trombone.
° Pour clarinette et saxo soprano, il faut deux micros (ex dynamique: Shure Beta 57) et statique (ex: Shure SM 81). En effet, ces instruments développes des harmoniques qui sortent par des clés. Il faut placer les micros à 15 cm de l’instrument. le dynamique devant et le statique au dessus.

Enfin, il faut savoir également appliquer à certains instruments une compression comme par exemple: la grosse caisse ou encore les cuivres ou la voix.
De plus, les micros comportent des accessoires comme: perches, pinces, fixations, suspensions, étuis ou boite de protection etc. Sans oublier les filtres anti-implossive. Les micros électrostatiques emploient souvent des suspension qui désolidarisent mécaniquement le micro de la perche. Enfin, il faut porter une attention toute particulière aux câbles, puisque se sont eux qui transmettent le signal audio.

Ciryle Coplan.

Par Ciryle Coplan | avril 12, 2012 - 10:16 - Classé dans Articles

Ouf!!! je suis de nouveau sur ce blog après une interruption de plusieurs semaines. En effet, des problèmes d’ordre technique sont apparus mais sont heureusement résolus aujourd’hui.
Je vous présente donc après cette petite coupure, une nouvelle vidéo et une nouvelle musique; mais cette fois-ci sur un documentaire consacré à l’énergie nucléaire. En effet, en cette période électorale les enjeux sont conséquents. Quels sont les avis sur le sujet?
Avec Nicolas Sarkozy, le pays reste figé dans le tout nucléaire avec une production qui avoisine plus de 75%. A gauche, les opinions de François Hollande, sont moins encrées dans l’obstination mais reste quand même dans une politique favorable à cette énergie. Néanmoins, il existe également d’autres candidats qui eux sont pour une sortie à plus ou moins long terme de cette forme d’énergie…

Le documentaire nommé “Le nucléaire en France” a été monté par mes soins avec au départ plusieurs films consacrés directement ou indirectement au sujet: SystèmeD, Images FR3 Alsace, Film Greenpeace.
Le nom que j’ai donné à ce morceau accompagnant les images s’intitule: “Sourd noise” puisque en effet, le nucléaire est une énergie vraiment sournoise. Elle peut être silencieuse puis à la fois bruyante lorsqu’elle engendre des problèmes techniques.

http://www.c.coplan.free.fr/lenucleaire.flv

Timbres instrumentaux: Violons, Altos, Violoncelles, contrebasses, basse électrique, orgue, piano, guitares électriques, percus, Synthétiseurs (VST FL studio etc…)
Titre: Sourd noise. Compositeur: Ciryle Coplan. Musique déclarée SACEM.

Pour la bande son de ce petit montage, je n’ai eu qu’a emprunter le dialogue d’un discours de Monsieur Sarkozy, et l’intégrer à un moment sur une séquence (au hasard) pour donner à ce petit film un jolie petit son de cloche.

Ciryle Coplan.

Par Ciryle Coplan | mars 8, 2012 - 3:14 - Classé dans Articles

Comme je l’avais dit lors d’un billet consacré aux effets d’un film et l’impact du rapport à l’image et de la musique, The Artist, est bien le film qui peut aujourd’hui, donner à réfléchir. En effet, la relation de la musique avec le cinéma mais aussi l’aspect politique de la musique à travers les continents nous donne des réponses significatives sur la musique de film, sa prise en charge dans le budget d’un projet cinématographique et le respect du compositeur dans cette chaine de production.
La vidéo a été réalisée par cinézik. Cette interview, est sincèrement intéressante car Ludovic, est incroyable dans ses réponses et vrai dans son attitude.
Les réponses données par le compositeur sont à caractère fort sympathique accompagnée d’une franchise réelle. Le compositeur est très à l’aise par le soutient de ses pères compositeurs de musique de film Français mais celui-ci s’étend maintenant outre atlantique. On aborde un rapport avec la musique beaucoup plus pointu du côté des États Unis; “c’est drôle je m’en doutais un peu”. Cette expérience, sera féconde d’enseignement mais à la différence d’un Alexandre Desplat, celle-ci sera probablement plus riche vis-à-vis des retours de part la carrière plus jeune du compositeur. Je souhaiterais que Ludovic, garde cette spontanéité sur les futurs projets et nous fasse partager cette incroyable aventure comme il le fait aujourd’hui.

Vous pouvez consulter le billet que j’avais consacré sur la rémunération du compositeur de MdF. voir le lien.

The Artist, peut avoir des répercussions sur une prise de conscience du statut du compositeur en France, et le futur parcours prometteur d’un Ludovic, peut probablement déclencher une petite prise de réflexion dans ce sens enfin nous l’espérons…

Ludovic Bource

Oscar de la meilleure musique de film


Voir également le lien sur le site Cinezik.

Pour ma part, je dis bravo au compositeur et chapeau pour les orchestrations car c’est du travail d’orfèvre.

Ciryle Coplan.

Par Ciryle Coplan | mars 1, 2012 - 1:05 - Classé dans Articles

Pour aujourd’hui, je m’attelle à une série télévisée que j’adore. Plusieurs versions ont parcouru le petit écran pendant plusieurs dizaines d’années. Cependant, une seule retient mon attention. Je veux parler de la dernière version d’un commissaire célèbre interprété par Bruno Cremer. Pour ce faire, j’ai utilisé un ensemble orchestral mais à la différence de la musique originale, le compositeur fait jouer un véritable ensemble orchestral. Cette musique vous la connaissez; je parle bien entendu de la musique de Laurent Petitgirard. Cependant, je tiens à signaler que la musique que j’ai composé pour ce petit montage, reste un exercice. L’excellent travail du compositeur et professionnel Laurent Petitgirard, demeure bien entendu la référence en tant que compositeur sur ce petit bijou.
Vous avez tous devinés que cette série ne pouvait être que: Maigret.

Maigret et l’enfant de choeur.: Le réalisateur: Pierre Granier-Deferre. La musique est signée: Laurent PetitGirard.

http://www.c.coplan.free.fr/maigret.flv

Timbres instrumentaux: Violons et Altos, Violoncelles, Contrebasses, Flûte, Picolo, Basson, French horn, Trompette, Clarinettes, Harpe, Piano, etc… Tous les instruments sont issus de la banque de son EastWest.

Pour la bande son, pas de problème car je n’ai pas eu beaucoup de travail sur le bruitage et les dialogues concernant l’extrait de la série TV: Maigret et l’enfant de cœur.

Liens concernant le parcours du comédien qui incarne Maigret: Bruno Cremer. et Bruno Cremer, le commissaire Maigret (vidéos).

Écoute de la musique sans les dialogues.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Titre: Classicalissimo. Compositeur: Ciryle Coplan. Musique déclarée SACEM.

Ciryle Coplan.

Par Ciryle Coplan | février 28, 2012 - 9:38 - Classé dans Articles

Ce qui marche en France, c’est le conformisme. Plus l’individu s’exprime, plus il s’oriente vers l’uniformité. La solitude fait peur même en exprimant une certaine différence. La liberté d’expression est un fardeau trop lourd à porter pour la plupart. La reconnaissance et l’acceptation dérivent vers une obsession articulée par des sortes de codes et rituels. L’artiste à une peur bleue d’être mis à l’écart. Même la transgression a besoin d’avoir un label si petit soit-il afin de rassurer ou de légitimer la prestation. La pensée unique c’est avant tout une manufacture à produire et à fabriquer de la crainte afin de protéger et de rassurer les situations acquises. Pour ce faire, elle utilise toutes sortes d’astuces liées au conservatisme, passant de la morale à la diabolisation. Tous ce fonctionnement est alimenté par de petits marquis qui nourrissent le culte de soi dans un faux vivre ensemble. Cette caricature est parfaitement représentée dans les salons médiatiques où l’on se disputaille tout en se renvoyant l’ascenseur. (Texte inspiré du livre: “Nouvelles Mythologies” sous la direction de Jérôme Garcin)

Alors, il est vrai que tout cela semble un peu exagéré mais le plus dur, c’est que personne ne peut me peut dire que c’est parfaitement faux. La création en France, passe par l’acceptation de ce fait de la pensée unique qui a pour résultat un immobilisme généralisé qui se manifeste par une agitation médiatique parfaitement maitrisée (faire bouger les choses; même du vent). Vivre sur ses acquis culturels n’a jamais été une assurance du lendemain sauf pour les fabriques du marketing et de la publicité. Une fois le filon épuisé, il faut bien trouver autre chose (principe conceptuel).

L’art est un perpétuel renouvellement par conséquent, je fais confiance à l’expression plutôt qu’à la garantie grugée de jours meilleurs annoncés par les boursiers et les assureurs. Il faut vivre de son art mais pas au prix d’une certaine élite qui en vérité assure ses arrières sans faire de place aux autres ou à défaut, dans une compétition qui ramène les heureux élus sortis du trou vers un étage en dessous.
La France me donne de la colère et m’exaspère souvent. Cela n’a rien à voir avec la mondialisation ou les nouvelles technologies mais à la constatation d’une culture usée par le discours et grugée par les faiseurs de mensonges spéculateurs. Un seul mot me viens à l’esprit et ce mot est: ARISTOCRATE. Une expression me vient également : “au royaume des aveugles les borgnes sont rois”.

Voilà, c’était mon coup de gueule. Je vous rassure c’est le seul qu’il y aura sur ce blog. L’expression fait partie de la démocratie alors je me lâche -une seule fois- et tant pis pour ceux qui se sentent visés car l’acceptation d’un problème est un pas pour passer à autre chose.

Enfin, les pubs relatives aux autos sont vraiment à l’égal du principe de l’art aligné sur l’argent c’est peu dire… Même plus de message, mais du crédit pour faire le con en parfaite contradiction avec l’environnement. Le message publicitaire était là pour limiter les dégats mais aujourd’hui, c’est la vente qui est au dessus du message; c’est la triste réalité et une lamentable déchéance qui s’exprime par la facilité. Comme on dit: “il y a l’art et la manière”. Il ne reste dans ce pays que la manière.

Ciryle Coplan.

Par Ciryle Coplan | février 22, 2012 - 1:37 - Classé dans Articles

Souffler des bougies à chaque anniversaire est l’une des choses courantes du comportement humain. On se rappelle ainsi chaque année de la capacité d’allumer le feu puis de l’éteindre de son propre souffle. Ce contrôle du feu constitue un élément pour qu’un bébé se transforme au cours de son existence en être évolué et responsable. Quand les personnes âgées n’ont plus cette capacité de souffler les bougies de leur gâteau, elles sont considérées alors comme socialement rejetées du monde actif des humains. Voilà un monde qui se comporte dans sa majorité ainsi avec son passé…

Le temps qui passe.

Cela fait maintenant plus d’un an que l’extraordinaire John Barry, nous a quitté un 30 Janvier 2011. Je tenais à rendre à cet homme, un très grand hommage. En effet, ce personnage hors du commun est pour moi un des très grands compositeurs de musique de film du 20 et du début du 21 siècle. Quel sens de la mélodie et de la beauté dans la structure des compositions. Vraiment à chaque fois que j’écoute ses compositions les plus célèbres, cela me fait toujours le même effet de frissons accompagnés du voyage de mes paupières vers un autre monde; quels talents!!

JOHN BARRY

http://www.c.coplan.free.fr/johnbarry2.flv

Voici en prime la superbe musique de film “Out Of Africa”. Le thème est génial et que d’émotion dans cette musique; une pure merveille.

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Ciryle Coplan.

Par Ciryle Coplan | février 15, 2012 - 10:55 - Classé dans Articles

Je me suis toujours demandé non seulement, comment classer les divers effets audio mais aussi, quels étaient leur principe de fonctionnement?. Ayant beaucoup utilisé ces effets avec des guitares à une époque, je redécouvre leur utilisation avec d’autres instruments dans d’autres cadres sonores.
Les effets audio, donnent souvent une nouvelle dimension artistique à une composition. On les trouve en plug-ing mais aussi en hardware pour les gros équipements. En fait, les effets audio se classent en trois grandes catégories:

Les fréquentiels, les temporels et les processeurs d’enveloppes.

Bien entendu, tous ces effets peuvent fonctionner seuls ou à plusieurs en série ou en parallèle. Mais attention car avoir la main trop lourde sur tel ou tel traitement peut détruire l’équilibre d’une œuvre musicale.

1- Famille des fréquentiels.

a/ Égaliseur: Le plus courant combine un correcteur de grave et un correcteur d’aigu. Il s’agit alors d’une correction dite “en plateau” ou “shelving” en anglais. On peut retrouver des égaliseurs 10 bandes pour un égaliseur dit “à l’octave” et 31 bandes pour un “tiers d’octave”. Comme on emploie généralement des potentiomètres rectilignes à courses verticales, la position des différents curseurs entre eux reconstitue grossièrement la courbe de réglage. Il s’agit alors d’un égaliseur “graphique”.

b/ Les filtres passe-haut et passe-bas à fréquence et à pente fixe:

1/ Pour ceux à fréquence: le filtre passe bas laisse passer les basses fréquences et atténue les hautes fréquences c’est-à-dire les fréquences supérieures à la fréquence de coupure. Pour le filtre passe haut il laisse passer les hautes fréquences et atténue les basse fréquences c’est-à-dire les fréquences inférieures à la fréquence de coupure.
Il y a trois paramètres: la fréquence, l’amplitude, et le facteur Q (coefficient de surtension ou d’acuité). Prenons un exemple pour expliquer tout cela. Prendre un gain de 10 dB à 1 kHz avec un coefficient de surtension de 4 (le réglage s’étend de 0.1 pour une large bande à 10 pour une plus étroite).

Par conséquent, on monte de 10 dB les 1000 Hz en incluant le facteur Q par le calcule suivant: 1000/4 = 250 Hz à – 2.5 dB. Si je fais jouer le facteur Q avec le même calcul en obtient: 1000/10 = 100 Hz à – 1 dB.

2/ Filtre à pente fixe: Dans ce cas, les dB et le facteur Q sont fixes. Maintenant avec ces deux paramètres fixes on fait varier la fréquence. Dans ce cas on déclenche le principe de la pédale WHa Wha. Cet effet, peut se réaliser sur un synthétiseur en jouant sur la fréquence de coupure du filtre via un générateur d’enveloppe et un VCA.
Pour conclure un égaliseur ou filtre se placent en série sur le chemin du signal par une liaison par insertion puisque en toute logique le signal doit passer par l’égaliseur afin d’en corriger le timbre.