Pour ce mois de Mars, voici un article sur l’oreille et son fonctionnement. Nous les musiciens et particulièrement nos oreilles, sommes en contact permanent avec des sons plus ou moins forts; mais surtout nous sollicitons nos oreilles au quotidien. Pour prendre en compte certains éléments qui captent les sons, voici comment nos oreilles sont sollicitées. Peut-être que vous écouterez les sons avec une autre approche?
les sons qui parviennent à l’oreille sont analysés dans l’oreille moyenne et dans l’oreille interne. Les vibrations arrivent au tympan qui les transmet à la chaîne des osselets. La pression des osselets sur la fenêtre ovale code une première fois le message sonore. Les mouvements de la membrane obturant la fenêtre ovale provoquent un courant de péri lymphe dans la rampe vestibulaire; ce courant fait vibrer la membrane basilaire créant une excitation des cellules auditives de l’organe de Corti, et l’émission d’un influx verveux qui se propage le long des fibres du nerf auditif. les vibrations de la membrane basilaire varient en fonction de l’intensité et de la hauteur du son.
L’oreille externe.
L’oreille externe se compose du pavillon, du conduit auditif externe, et se termine par le tympan, membrane élastique fine possédant des glandes qui fabriquent la cire auriculaire ou cérumen.
L’oreille moyenne.
L’oreille moyenne, au caisse du tympan, est une petite cavité pleine d’air qui contient une chaîne de trois osselets soudés: le marteau, appuyé contre le tympan, l’enclume et l’étrier. La caisse du tympan communique avec le pharynx par la trompe d’Eustache, et se prolonge dans l’épaisseur de l’os temporal par de nombreuse cavités minuscules contenant les cellules mastoïdiennes.
L’oreille interne.
L’oreille interne est beaucoup plus complexe. Elle est séparée de l’oreille moyenne par deux fenêtres; la fenêtre ovale sur laquelle s’appuie l’étrier et la fenêtre ronde. En raison de sa forme, l’oreille interne à reçu le nom de labyrinthe.
- La fenêtre ovale s’ouvre sur le vestibule qui se poursuit, d’une part, par l’appareil vestibulaire avec ses trois canaux semi-circulaires situés dans trois plans différents et responsables de l’équilibration, et, d’autre part, par la rompe vestibulaire contenant un liquide, la périlymphe, et le canal cochléaire contenant l’endolymple.
- la fenêtre ronde débouche sur la rampe tympanique. Les rampes tympanique et le canal cochléaire forment le limaçon qui fait deux trous et demi autour d’un axe creux: la columelle. Le canal cochléaire est séparé de la rampe vestibulaire par la membrane de Ressner, et de la rampe tympanique par la membrane basilaire. Les deux rampes vestibulaire et tympanique se rejoignent au sommet de la columelle, ce qui permet un courant de périlymphe: un courant montant par la rampe vestibulaire, un courant descendant, par la rampe tympanique. La columelle contient les fibres nerveuses auditives qui rejoignent les nerfs vestibulaire et cochléaire pour former le nerf auditivo-vestibulaire ou nerf VIII.
Le récepteur auditif, ou organe de Corti est formé par un renflement de la membrane tectoriale. De ces quatre cellules ciliées partent les dendrites de neurones dont le corps cellulaire est situé dans un ganglion dit spiral, car on trouve toute une série de ganglions identiques le long de la columelle.
Les axones de ces neurones constituent le nerf auditif.
Pour schématiser les propos ci-dessus rien de tel qu’une vidéo.
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L’oreille est une merveille de la nature. Elle permet de transformer une onde sonore pour que le cerveau l’analyse afin de lui donner une signification.
La physique, l’anatomie et la physiologie nous a permis de comprendre son fonctionnement. Toute anomalie à un endroit quelconque de la « chaîne auditive » sera responsable d’une hypoacousie ou d’une surdité. La localisation des troubles est mise en évidence grâce aux explorations fonctionnelles qui permettront par ailleurs de définir son type, son degré afin d’adopter la stratégie thérapeutique la mieux adaptée. Les traitements peuvent être, selon le cas, médicaux ou chirurgicaux, mais le plus souvent prothétique.
Les statistiques montrent une augmentation inquiétante de la fréquence de la surdité, essentiellement liée au bruits, d’où l’importance de la prévention.
Troubles de l’oreille
1 La surdité
Mono ou bilatérale, partielle ou totale, la surdité a deux causes possibles.
a/ Surdité de transmission
Elle est liée à un problème de transmission des vibrations sonores vers l’oreille interne. Dans ce cas, la conduction osseuse d’un son reste normale, mais la conduction aérienne est affectée. Il s’agit soit d’une obstruction du conduit auditif par un bouchon de cérumen, soit d’une perte de souplesse dans l’articulation des osselets, due au vieillissement, soit encore d’une infection de l’oreille moyenne. Un perte d’audition est souvent liée, surtout chez l’enfant, à une otite moyenne séreuse. Cet épanchement de sérosité dans la caisse du tympan provient soit de l’obstruction de la trompe d’Eustache, soit d’une infection de l’oreille moyenne consécutive à une rhinopharyngite. Il faut alors se moucher fréquemment et recourir à des gouttes nasales. Si le tympan est soumis à une forte pression de liquide séreux, il faut l’inciser, s’il n’est du moins pas déjà déchiré. La membrane tympanique, qui peut être aussi perforée accidentellement suite à une variation brutale de pression (explosion, aviateurs, plongeurs, etc) régénère spontanément. A côté des écoulements séreux ou purulents, un écoulement sanguin au niveau du conduit auditif peut révéler une commotion cérébrale. En cas de détérioration irréversible des organes de transmission sonore, une prothèse permet d’amplifier les sons.
b/ Surdité de perception
Dans ce cas, les conductions osseuse et aérienne sont également diminuées. Il s’agit d’une atteinte des nerfs des voies auditives centrales ou de la cochlée: le plus souvent une dégradation ou une destruction des cellules sensorielles ciliées. Si un seul groupe de cellules est détruit, la surdité ne concerne qu’une tonalité. Par exemple, un ouvrier travaillant le métal ne percevra plus les sons qui, par une excitation abusive continuelle, ont détruit certaines cellules ciliées.
2 Les acouphènes
Les acouphènes sont des sensations auditives pathologiques perçues en absence de tout stimulus externe. Ce sont des bourdonnements (continus et graves), des claquements (brefs et sans tonalité bien définie), des tintements (continus ou intermittents, de tonalité moyenne) et des sifflements (continus ou intermittents, de tonalité aiguë). Ils sont dus à des mouvements internes des parties de l’oreille, à des souffles vasculaires, ont une origine réflexe ou psychique, ou encore relèvent d’une intoxication à l’aspirine, à la quinine, à la streptomycine, au plomb, etc.
3 Le vertige
Le vertige est une sensation erronée de déplacement, de rotation des objets environnants dans un plan de l’espace. Il se manifeste par des troubles de l’équilibre et des troubles oculaires avec mouvement conjugué des deux yeux (nystagmus). Le plus souvent, le vertige résulte d’une affection du labyrinthe, infectieuse ou non. Il est accompagné de nausées et de vomissements, symptômes traduisant aussi une stimulation exagérée des organes de l’équilibre (mal de mer, mal de voiture, etc.).
Voir également ce site internet intitulé Médecine des arts qui en dit long sur les effets de certains médicaments sur l’oreille.
Enfin, ce document en PDF à découvrir fort intéressant sur la protection de l’ouïe chez le musicien et notamment sur les acouphènes. Format PDF.
Ciryle coplan.